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La vente d'immeubles à la découpe

| Publié le 28/04/2011

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Les appartements vendus "à la découpe" présentent l'avantage d'être dans des immeubles en général bien mieux entretenus que ceux des copropriétés de type comparable. La vente est précédée d'un diagnostic technique sérieux, permettant à l'acquéreur d'être beaucoup mieux informé de ce qui l'attend une fois devenu copropriétaire.

 

L’accord collectif du 16 mars 2005 a mis en place une procédure d’information préalable à la charge du propriétaire. Celui-ci est dans l'obligation d'organiser des réunions afin d’informer les locataires des conditions de la vente.  Ce texte institue également des mesures de protection renforcée pour le locataire qui ne se porte pas acquéreur d’un lot. Cette protection est fonction de l’âge, des ressources, et de la situation du locataire.

La loi du 13 juin 2006 relative au droit de préemption et à la protection des locataires a assoupli les règles d'extension par décret des accords collectifs. Le décret du 11 novembre 2006 rend obligatoire l’accord du 16 mars 2005 à tous les logements appartenant aux secteurs locatif II et III.

Dans la pratique la vente à la découpe vise principalement 3 cas :

- les appartements vendus libres d’occupation

L’appartement qui n’est pas occupé ou qui a été libéré au moment de la vente, est proposé au prix de marché sans aucune décote. Le prix de chaque lot sera fixé selon des critères objectifs de pondération. Dans la mesure où l’opération implique la vente de nombreux lots, le prix n’est généralement pas surcoté, afin d’éviter de rallonger le délai de commercialisation.

les appartements occupés vendus aux locataires

La loi du 31 décembre 1975 a mis en place un droit de préemption en faveur des locataires de l’immeuble.

La loi du 13 juin 2006 relative au droit de préemption et à la protection des locataires en cas de vente d’un immeuble, est venu compléter le dispositif en instituant l’obligation pour le bailleur d’un immeuble de plus de 10 logements, de faire connaître par LRAR à chaque locataires l’indication du prix et des conditions de la vente de l’immeuble et du local qu’il occupe, lorsque l’acquéreur ne s’engage pas à proroger les contrats de bail en cours.

L’offre est valable pendant une durée de 4 mois à compter de sa réception. Le locataire qui accepte l'offre ainsi notifiée, dispose d'un délai de deux mois à compter de la date d’envoi de sa réponse au bailleur pour la réalisation de l'acte de vente. Ce délai est porté à quatre mois s'il a recours à un prêt. S'il renonce à l'offre, et que le propriétaire trouve acquéreur à un prix inférieur à l'offre refusée, le locataire a encore la possibilité de préempter dans les mêmes conditions, dans le mois de la nouvelle notification. Ces formalités sont à respecter à peine de nullité.

 

De plus lorsqu’il décide de préempter le lot qu’il occupe, le locataire en place bénéficie d’une décote fixe comprise entre 6 et 12% du prix de vente. Mais il est également possible d’obtenir des décotes supplémentaires à partir d’autres critères (le temps d’occupation et l’ancienneté).   

Les lots occupés sous le régime de la loi de 1948, bénéficient d'une décote forfaitaire allant de 25 à 40%.

- les appartements occupés vendus aux investisseurs

 

Lorsque le locataire reste en place sans avoir fait jouer son droit de préemption, le lot est proposé à la vente dans le cadre d'un investissement locatif. Le nouveau bailleur  ne pourra pas vendre ou occuper le lot avant la fin du bail du locataire.

L’investisseur bénéficie d’une décote légèrement inférieure à celle proposée au locataire.

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